Chandellerie

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Chandellerie

Message non lupar Andrieu Dervenn » 23 janv. 2011 15:37

La bougie a été inventée au milieu du XIVe siècle, à la différence de son ancêtre la chandelle, qui remonte au moins vers 3000 ans avant J.C.

Durant des siècles, le jonc a été utilisé pour faire des chandelles. Fendu avec précaution pour ne pas en abîmer la moelle, il était trempé dans de la graisse végétale ou animale qu’on laissait ensuite durcir. On le faisait brûler dans des brûle-joncs. En Occident, à partir du Moyen-Âge la chandelle rivalise avec la lampe à huile. Cette dernière a l’inconvénient de réclamer une attention constante : il faut la remplir régulièrement, couper et remonter la mèche qui charbonne, nettoyer l’huile qui coule. La chandelle, seulement constituée d’une mèche entourée de suif de bœuf ou de mouton, est plus pratique sans être excessivement chère (mais elle est taxée et l’huile reste plus économique). Plus de liquide qui se renverse, de flamme à ajuster, de réservoir à remplir. Mais le suif coule et graisse les doigts, la flamme demeure jaune et fumeuse, il faut toujours entretenir la mèche qui finit par charbonner.
La noblesse et le clergé s’éclairaient avec des cierges en cire d’abeille et laissaient au peuple l’éclairage au suif. Le cierge de cire conserve les avantages de la chandelle et en élimine les défauts. Mais son prix en limite la diffusion dans les plus hautes sphères de la société. Compter pour une bougie 15 fois le prix d'une chandelle.
Le mot bougie n’est apparu dans la langue française qu’au XIVe siècle, tiré de Bugaya (« Bougie »), une ville d’Algérie qui fournissait une grande quantité de cire. La bougie comme telle fut développée au milieu du XIVe siècle et se distingue de la chandelle à cause de sa matière première et par l’utilisation de mèches de coton tressé.

En 1783, le chimiste suédois Carl Scheele (1742-1786) avait, dans le cadre de ses recherches sur le savon, fait bouillir de l’huile d’olive avec de l’oxyde de plomb et obtenu une substance au goût sucré qu’il avait appelée Ölsüss et que l’on connaît maintenant sous le nom de glycérine. En 1823, le chimiste français Michel-Eugène Chevreul (1786-1889), poussé par cette découverte, découvrit que ce ne sont pas les corps gras qui se combinent avec l’alcali pour former le savon, mais qu’ils sont d’abord décomposés en acides gras et en glycérine (ou glycérol). Chevreul est ainsi à l’origine de la théorie de la saponification. Ces deux éléments seront à la base d’une industrialisation massive de la bougie et du savon. Désormais, savonniers et ciriers appartiennent à la même corporation, dont Nantes devient la capitale. Aujourd’hui encore, 80 % de la production française de bougies provient de la région nantaise.
L’apparition de la paraffine solide (distillation du pétrole) et de la stéarine (extrait de graisse animale et végétale) permet désormais la production de bougies de meilleure qualité.

Fonctionnement : Le principe du fonctionnement de la bougie utilise le phénomène d’auto-alimentation : Une bougie est constituée d’un bloc de cire ou de paraffine dont le centre est traversé par une mèche, en coton par exemple. Lorsque l’on allume la bougie, l’air surchauffé fait fondre la paraffine tout autour d’elle. Cette paraffine fondue monte le long de la mèche par capillarité car la paraffine fluide a tendance à monter le long de la mèche jusqu’à la flamme. Cette paraffine étant un combustible, elle est brûlée par la flamme ce qui permet de l’alimenter. Lorsque la paraffine est brûlée, elle laisse la place à nouveau à de la paraffine fondue par la chaleur de la flamme et ainsi de suite.

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