Recherches sur les chevaux au moyen-âge

Le cheval au Moyen-Age

Modérateur : Andrieu Dervenn

Henri

Re: Recherches sur les chevaux au moyen-âge

Message non lupar Henri » 18 juin 2010 22:20

y a un osprey qui en parle , le chez doit l avoir , au pire je l ai en pdf
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Dagi
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Re: Recherches sur les chevaux au moyen-âge

Message non lupar Dagi » 19 juin 2010 10:16

Google is your friend, Astrid... :evil:
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Re: Recherches sur les chevaux au moyen-âge

Message non lupar Le Templier » 21 juin 2010 21:19

Voici ce qu'on en dit dans "Le Costume, l'Armure et les Armes au Temps de la Chevalerie" (Tome 2) de Liliane et Fred Funcken :
(j'ai mis tout le paragraphe consacré au cheval et à son équipement)
Le cheval
La page consacrée au cheval de guerre dans notre premier tome exprimait nos constatations personnelles sur la taille du « grand cheval ». Nos recherches postérieures nous ont encore renforcés dans notre conviction. Les bardes conservées dans nos plus grands musées et montées sur des modèles de chevaux adaptés à leurs dimensions démontrent la taille tout à fait normale des animaux utilisés. Chez certains artistes anciens, une évidente emphase a donné l'effigie de destriers énormes, mais les peintres ou les graveurs les plus prestigieux nous ont laissé une image beaucoup plus exacte. Dürer, Amman, Bruegel, Titien et bien d'autres nous montrent des chevaux de guerre ayant au plus 1,50 mètre au garrot et néanmoins de fort belle allure. Il ne faut pas non plus négliger la qualité de leurs illustres modèles: François Ier, Henri II, Maximilien ou Charles Quint auraient-ils toléré de se voir représentés sur des montures d'une taille indigne de leur rang?
Le fameux lipizzan de la non moins célèbre École espagnole de Vienne, élevé au XVIe siècle dans le haras de Lipizza près de Trieste, atteint aujourd'hui de 1,50 mètre à 1,60 mètre au garrot, au prix de soins attentifs. Les premiers lipizzans étaient des chevaux andalous déjà très recherchés au Moyen Âge, issus du croisement lointain d'un cheval de type « germanique pur» amené par les Vandales et du barbe ou cheval de Barbarie venu d'Afrique du Nord avec les Arabes.
L'andalou devait servir par la suite à améliorer les races autochtones de l'Europe entière. Guillaume le Conquérant débarqua en Angleterre avec deux demi-sang de robe noire déjà bien loin du cheval de trait que l'on imagine.
En dehors de l'Allemagne et de l'Angleterre, bien fournies en chevaux de bonne taille, la gendarmerie devait souvent se contenter de « courtauds» tandis que la cavalerie légère montait des « cavallins », petits chevaux légers. Les guerres de plus en plus meurtrières rendirent la remonte précaire et l'on dut se contenter la plupart du temps de chevaux de taille médiocre(1)
Au début du XVIe siècle, la grosse cavalerie française prit l'étrange habitude de couper les crinières et les oreilles de ses chevaux pour les rendre effrayants.
Les bardes
Depuis le début du XVe siècle, le cheval avait parfois été littéralement bardé de fer. L'art des batteurs et fourbisseurs s'appliqua aux meilleurs de ces harnois équestres. Les plus belles armures s'accompagnaient tout naturellement de bardes assorties, aussi richement ornées. Certains armuriers présentèrent même des armures à jambes articulées, mais il est fort improbable que ces élucubrations aient jamais existé autrement qu'à l'état de projet.
Au milieu du XVIe siècle on commença à écarter tout cet attirail, devenu inutile face à la balle, pour ne conserver qu'un demi-chanfrein protégeant la moitié supérieure de la tête du cheval. Cette ultime pièce défensive disparut elle-même vers 1580. On lui substitua une muserolle en fer forgé ajouré semblable à une muselière, pratique étendue à toute la cavalerie allemande à la fin du XVIe siècle.
Entre-temps, au début du siècle, on avait vu apparaître en Italie des bardes de cuir. Mais les bardes allaient être bientôt remplacées par des courroies de cuir garnies de «fichures ». Ces courroies s'entrecroisaient sur la croupe en «croupières» et en « culières », légères, décoratives et efficaces contre les coups de taille.
Les bardes complètes furent confectionnées pour de grands personnages jusqu'au début du XVIIe siècle. L'émigré français Étienne Delaune importa ses talents outre-Rhin. En collaboration avec les meilleurs artisans de son temps, il contribua à la décoration de nombreuses armures de luxe en France, puis en Allemagne où son style extrêmement apprécié continua longtemps après sa mort à inspirer les armuriers. La plus belle armure décorative qui soit au monde est son œuvre, c'est celle que nous avons représentée page 111. Elle est conservée au musée de Dresde.
La selle
Il est frappant de constater à quel point l'évolution de la selle est davantage liée à l'évolution de la lance qu'aux progrès de l'équitation.
Avec la lance lourde apparaît le troussequin en « dossier de fauteuil» sur lequel le chevalier s'appuyait pour donner à son coup le plus de force possible, tandis que l'arçon de devant se «hourdait », formant un véritable bouclier qui protégeait le ventre et les jambes jusqu'aux genoux. On appelait parfois ce dispositif « selle à la façon d'Allemagne ».
La dossière de la fin du XVe siècle commença à s'abaisser, soutenue par des arcs-boutants caractéristiques dont l'élasticité soulageait la fatigue du cavalier. Le «hourd» de devant commençait en même temps à se réduire.
La lance s'allégeant, on voit s'effacer la dossière, mais les arçons protecteurs auxquels on prenait l'habitude de suspendre la «pistole» ne disparaîtront qu'avec les premiers étuis à pistolets derrière lesquels se protégeront les cuisses. Typiques de la seconde moitié du XVIe siècle seront les coussinets calant les cuisses, disposés en arrière des quartiers de la selle.
L'éperon
Divers auteurs ont tenté d'établir un classement chronologique de l'éperon par l'étude de l'une ou l'autre de ses parties. La molette semblait offrir la meilleure base, mais elle déjoua tous les efforts de classification avec ses pointes variant de six à vingt selon les pays et les époques. L'éperon est la partie de l'équipement chevaleresque la plus délicate à dater.

Note :
(1)Notion encore difficilement acceptée aujourd'hui pour la cavalerie française, en particulier pour les cuirassiers du premier Empire que l'on veut voir sur des chevaux gigantesques.
Coralie de St Mesmin

Re: Recherches sur les chevaux au moyen-âge

Message non lupar Coralie de St Mesmin » 09 juil. 2010 20:11

http://www.guerriersma.com/forum/viewfo ... e091c5533c

je suis tombée là dessus par hasard mais tu connais déjà surement vu que c'est un forum très bien referencé sur google, enfin au cas ou voilà!
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Michiels
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Re: Recherches sur les chevaux au moyen-âge

Message non lupar Michiels » 13 août 2014 09:41

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