Quelques bases

Science de l'héraldique et du blasonnement

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Message non lupar Andrieu Dervenn » 23 janv. 2011 15:31

Développement historique.

D'abord utilisées par les chefs de guerre qui les figurent sur leur bouclier (fin du XIe siècle), l'usage des armoiries s'étend progressivement aux chevaliers, puis à la noblesse adoubée ou non (XIIIe). À travers l'identification de la personne par les armoiries, notamment dans le sceau, l'usage s'étend aux femmes et prélats nobles (fin XIIe), et des prélats aux bourgeois, aux artisans et échevins, chapitres et corporations (début XIIIe), communautés urbaines (début XIIIe), communautés ecclésiastiques et ordres religieux (?), seigneuries, fiefs, provinces, universités et administrations civiles. Les armoiries ne sont en rien un privilège de la noblesse, dans certaines régions comme la Normandie, les paysans en font parfois usage.

Par ailleurs, dès le XIVe siècle, des armoiries sont attribuées à des personnages ayant existé avant la création de l'héraldique voire à des personnages mythiques ou mythologiques. Ces armoiries imaginaires relèvent de l'Héraldique imaginaire.

Devenues un signe d'identité sociale, les armes deviennent héréditaires, et désignent des maisons, c’est-à-dire des familles et des liens de parenté (XIVe), puis plus généralement des liens sociaux, ce qui amène progressivement à les composer de plus en plus.

Jusqu'au XVIe siècle, les figures employées sont principalement des figures animales, en nombre assez restreint (une quinzaine d'usage courant), ainsi que quelques meubles inanimés (souvent abstraits), et surtout des figures géométriques. Par la suite, le répertoire s'élargit aux objets, armes, parties du corps, bâtiments, …

les couleurs (appelées souvent émaux par des héraldistes)

Les emaux (appelées souvent couleurs par des héraldistes):

gueules= rouge.Les croisés rapportèrent des pays d'outre-mer, non-seulement des récits merveilleux, mais aussi des images d'objets fantastiques qu'ils cherchaient à dépeindre avec le peu de mots arabes que leur fournissait leur mémoire. Une langue si différente, dont quelques mots étaient jetés dans les narrations, rendait celles-ci plus extraordinaires pour les auditeurs. Les chevaliers, en se rencontrant dans cette patrie dont ils avaient été éloignés, aimaient à se parler en arabe ; c'était un souvenir des dangers courus ensemble; c'était comme le signe de reconnaissance d'une franc-maçonnerie héroïque. Il n'est donc pas étonnant que le langage des armoiries ait adopté des expressions orientales, d'autant plus qu'il avait à peindre des faits accomplis en Orient. Telle est l'origine du mot gueules pour exprimer la couleur rouge. Ghiul, en langue turque, signifie la rose. C'est aussi le nom générique de tout ce qui est rouge. Il faut se garder d'une opinion assez répandue et qui cependant ne repose sur aucun fondement ; c'est que l'expression de gueules employée en armoiries a été prise de la gueule des animaux dont la couleur est rouge

sable= noir. Il est probable que l'opinion qui la désigne comme provenant de sable, terre, n'est pas la meilleure. Il serait plus rationnel de croire que nous l'avons prise au mot allemand zobel, martre noire, ce qui paraîtrait confirmé par notre mot zibeline, donné à cet animal.

azur= bleu . Nommé par quelques auteurs couleur saphirique et turquine, est le bleu céleste. Comme
nous l'avons dit au sujet du gueules, c'est encore en Orient qu'il faut chercher l'origine du mot
azur emprunté à l'expression arabe azul, qui signifie bleu céleste


sinople= vert. Le vert a été ainsi nommé de la ville de Sinope en Paphlagonie. Le Père Ménestrier dit avoir en sa possession la copie d'un manuscrit de l'année 1400. Cette couleur est la moins employée dans les armoiries, justement parce que, nous étant venue d'Orient, elle ne pouvait se trouver sur les écussons des familles dont l'illustration était antérieure aux croisades. On sait que le vert est encore en Orient la couleur sacrée, et que les ulémas seuls ont le droit de s'en parer.

Les métaux:
or= jaune
argent= blanc

Il existe aussi une couleur mystérieuse : le plomb ou acier selon les sources = noir uniquement dans la culture germanique. Peut être aussi que l'origine du noir en tant que fourrure soit resté? Selon certaines sources aussi l'acier serait plutot gris antracite.... beaucoup de choses différentes, laquelle est la vrai? Peut être un mélange de toute

les fourrures :

vair et contre vair= sorte de petite fusées bleu sur fond blanc imbriquées les une aux autres qui représente en fait la peau d'un écureuil étendue ( a ce propos savez vous que cendrillon n'avait pas une chaussure en verre comme dans le dessin animé mais bien en vair qui est une fourrure venant du petit-gris qui n'est lui même pas un extra terrestre mais un écureuil de Russie... )

hermine et contre hermine = croix d'hermine noires sur fond blanc ou le contraire

L'inclassable :
le pourpre = mauve/bordeau. IL peut être pris comme émail ou métal! Mais est réservé à l'Eglise

Règle
La règle de base est simple :
jamais de métal sur métal ni d'émail sur émail. Un blason ne respectant pas cette règle est appelée "arme à enquerre", et, seules la ville sainte de Jérusalem ainsi que le Vatican portent des armes d'or et d'argent
Cela vaut pour les partis du champ, les pièces honorables, et les meubles,
il est possible d'avoir des émaux en touchant d'autres dans les détails ou dans des regroupements d’autres écus (armes composées) ou si le champ est partitionné et que le meuble est brochant*(* le meuble pose sur plusieurs partitions)
Cette restriction ne s'applique pas aux fourrures, qui peuvent se superposer indifféremment sur un métal, une couleur ou même une autre fourrure.

Un blason est fait de quoi?
les partitions :
division du champ en plusieurs parties, ou façon de le remplir
les pièces honorables :
formes symboliques et abstraites
les meubles :
Faune, flore et formes iconographiques

Bestiaire
les 4 animaux nobles:
Pourquoi seulement eux? L’ours et le sanglier sont les plus anciens et sont des animaux de chez nous. Ils représentaient les rois et chefs de guerre...petit à petit l’ours sera remplacé par l’aigle et le sanglier par le lion
les animaux simples:
Il n’y a pas de limite que celle du ridicule! Je ne crois pas que quelqu’un ait pris un asticot comme meuble pour représenter sa famille. Seule la symbolique de l’animal où sa ressemblance phonétique avec le nom de la famille (armes parlantes) sera pris en compte pour choisir un animal...connu évidement par les contemporains européens de l’époque médiévale!
les animaux fantastiques:
légende, mythologie, imagination... beaucoup sont possibles. on distinguera en premier le griffon, le dragon et la licorne et leur symbolique propre.
le mélange de 2 animaux est courant et
un animal à tête d’homme sera appelé “monstrueux”
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Re: Quelques bases

Message non lupar Andrieu Dervenn » 21 févr. 2012 21:21

petite mise a jour spécialement pour Tan :wink:

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