les chiffres arabes

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les chiffres arabes

Message non lupar Andrieu Dervenn » 29 juin 2010 13:00

Toujours bon a savoir!
Eh non Richard, ce n'est pas une invention arabe mais indienne! Eh non mr le guide du chateau pres de st mesmin, un type pouvait bien écrire 1396 en chiffre arabe sur le mur! Son argument était donc faux, mais il avait tout de même raison au final car les chiffres ne s'écrivaient pas avec le même design qu'aujourd'hui!

Les chiffres dits arabes sont les dix chiffres (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 0) et le système d'écriture décimale positionnelle qui les accompagne. Ils ont été inventés en Inde, puis empruntés par la civilisation arabo-musulmane à partir du IXe siècle et décrits dans un ouvrage d'Al-Khawarizmi, puis peu à peu transmis à l'Occident médiéval où ils ont mis plusieurs siècles à s'imposer. Les chiffres arabes ont progressivement remplacé les chiffres romains et se sont graduellement imposés dans le monde entier parce qu’ils permettent une notation très aisée dans le système décimal utilisé en Occident et facilitent les opérations simples sur les grands nombres et les opérations complexes.

Les chiffres arabes ont gagné l'Europe au Xe siècle par l'Espagne alors musulmane. Puis leur diffusion dans le reste de l'Occident s'est poursuivie par divers modes. Certains attribuent un rôle majeur au mathématicien Leonardo Fibonacci, qui avait étudié auprès de professeurs arabes et ramena à Pise en 1198 une partie de leur savoir et publia, en 1202, le Liber Abaci (Le Livres des calculs), un traité sur les calculs et la comptabilité fondée sur le calcul décimal. D'autres mettent l'accent sur les travaux de Gerbert d'Aurillac (940–1003), le futur pape Sylvestre II, qui a étudié au monastère de Vich, en Catalogne, s'initiant aux sciences et techniques islamiques, étudiant les mathématiques et l'astronomie. Ce dernier écrit un ouvrage sur la division, Libellus de numerorum divisione, Regulae de divisionibus, où Gerbert invente une méthode de division euclidienne qui sera rapportée par Bernelin de Paris, un de ses élèves ; et un traité concernant les multiplications, Libellus multiplicationum, qui prescrit l'antique multiplication par les doigts (calcul digital). Au final, il est difficile d'établir lequel de ces deux érudits aura le plus promu la diffusion des mathématiques arabes en Occident, mais il n'en reste pas moins que Gerbert d’Aurillac et plus tard Fibonacci furent les auteurs des principaux ouvrages de vulgarisation des chiffres arabes.

Comme beaucoup de solutions simples, utiles et ingénieuses, la diffusion des chiffres arabes se heurte à l'obscurantisme. À Florence (Italie), il est interdit aux marchands d'y avoir recours dans les contrats et les documents officiels puis, en 1299, ils sont partout interdit, y compris dans la comptabilité privée des banquiers et marchands florentins. Tant que les opérations restent simples, l'abaque pour le calcul et les chiffres romains pour la représentations graphique suffisent. À partir de la Renaissance, avec le développement exponentiel du commerce et celui des sciences, en particulier de l'astronomie mais aussi de la balistique, la nécessité d'un système de calcul puissant et rapide s'impose : les chiffres arabes écartent définitivement leurs prédécesseurs romains et leur tracé définitif est attesté dès le XVe siècle.
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Dagi
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Re: les chiffres arabes

Message non lupar Dagi » 29 juin 2010 17:59

Et moi je connais Fibonacci, parce que j'ai regardé Lost! :mrgreen:
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Re: les chiffres arabes

Message non lupar Henri » 29 juin 2010 18:06

y'a la suite de fibonnaci et ca je l ai vu dans le da vinci code :D
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Dagi
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Re: les chiffres arabes

Message non lupar Dagi » 29 juin 2010 20:20

Moi j'ai cherché la signification des nombres de Lost et au début j'ai fouillé dans la suite de Fibonacci, avant de me rendre compte que c'était Valenzetti, hehe.
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Fred
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Re: les chiffres arabes

Message non lupar Fred » 01 sept. 2015 21:40

Chiffres et symboles

Nous sommes entourés par les chiffres. Dès notre naissance, les chiffres nous définissent en donnant notre date de naissance. Ensuite, tout ne sera qu’une longue et continuelle ribambelle de chiffres, jusqu’à deux dates fatidiques sur notre pierre tombale.

ORIGINE
Les chiffres tel que nous les connaissons aujourd’hui ont quelques siècles derrière eux. Ils sont arrivé en occident d’abord dès le Xe siècle par la péninsule espagnole (longtemps occupée par les arabes) ensuite à partir du XIIe siècle via les croisades (ici, j’utilise la numérotation romaine, non seulement par convention, mais pour bien signifier : avant cela, depuis l’antiquité, c’est la numérotation en chiffres romains qui étaient utilisée). Leur utilisation se généralise et se fixe progressivement en occident entre le XIIe et le XVe siècle.

On sait par exemple que très tôt déjà, les Templiers (Ordre des pauvres chevaliers du Christ) adoptèrent le système de numérotation des arabes, d’une part parce que celui-ci était plus simple et plus efficace, et d’autre part parce qu’encore inconnu en occident, il constituait un excellent cryptage en lui-même, rendant obscure l’analyse de leurs comptes par un quelconque quidam, fût-ce le comptable du pape lui-même ...

ÉTYMOLOGIE
Nous appelons ces chiffres « chiffres arabes », les arabes les désignant alors eux-mêmes de « chiffres hindis », ceux-ci étant emprunté à l’Inde. Il s’agit donc en réalité d’un système d’origine indo-arabe.

Le mot « chiffre » vient de l’arabe « sifr », désignant le zéro et signifiant « vide », traduction littérale du zéro sanskrit « shunia » (vide). C’est que la principale différence entre le système romain et le système indo-arabe est l’emploi (et la notion) d’une valeur nulle, le zéro. « Zéro », lui, vient de la même racine étymologique arabe, mais déformée par les italiens en « sefiro ».

On confond souvent « chiffre » et « nombre ». Les chiffres sont au sens stricte les dix symboles utilisés pour exprimer n’importe quelle valeur dans un système décimal ; « 4 » (quatre) par exemple est un chiffre et représente une valeur, mais « 43 » (quarante-trois) n’est pas un chiffre, c’est un nombre, formé par deux chiffres, celui de gauche ayant une valeur dix fois supérieure à sa valeur initiale (4 x 10 = 40). Un chiffre est donc un peu comme une lettre de l’alphabet - l’alphabet mathématique - tandis qu’un nombre serait comme un mot ...

NUMÉROLOGIE
Les indiens et les arabes ne sont pas les seuls à avoir utilisé un système décimal. Ce fut aussi le cas notamment des hébreux, qui l’ont emprunté aux babyloniens. Si je mentionne les hébreux, c’est bien parce qu’ils sont à l’origine de la numérologie, à travers ce que l’on appelle la « gématrie » (mot qui a la même étymologie que « géométrie »).

La gématrie est une technique issue de la kabbale. Elle consiste à attribuer une valeur numérique aux lettres de l’alphabet, celui-ci (alphabet hébreux) en comptant 22 (précisément comme les 22 arcanes majeures du tarot divinatoire). A chaque chiffre, et par corrélation à chaque nombre (combinaison de chiffres) correspond une « vibration » : par corolaire, à chaque mot – composé de lettres ayant une valeur numérique – correspond une valeur vibratoire. Dans ce système, on considère que des noms et des mots ayant une même valeur sont analogiquement similaires (ils ont une même valeur vibratoire), et sont donc en quelque sorte complémentaires, synonymes, l’un étant un aspect de l’autre. Cette technique vise à approfondir la signification d’un texte et détacher le sens symbolique et « secret » des mots qui le composent. C’est aussi, bien sûr, une façon de coder un texte, d’où l’expression « déchiffrer » (synonyme de « décrypter »).

(petite brève que j'ai écrite il y a quelques années sur les chiffres, justement :) )
« in medio stat virtus »

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