Médecine (plantes et autres)

Divers, fourre-tout au sujet du Moyen Age

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Margaux
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Médecine (plantes et autres)

Message non lupar Margaux » 07 oct. 2015 17:23

Voici le dossier que j'avais réalisé pour Nivelles :wink:

Je remettrai en forme petit à petit :?

Quelques plantes que l’on pourrait facilement présenter

1) La sauge

Vient du latin salvia  je sauve

Pour les sueurs, le manque d’appétit, la dépression… Remède universel favorisant aussi la cicatrisation des plaies. Stimulation de la fonction digestive.

2) La mandragore

Réputée croître au pied des gibets où le sperme des pendus innocents la féconde. Elle (la racine peut atteindre 60 cm de long et évoque par sa forme les jambes d'un corps humain) pousse un cri terrifiant quand on veut l'arracher et ceux qui cherchent à s'en emparer sont foudroyés !
On la porte comme talisman pour s’assurer d’avoir toutes ses chances en amour.
À la Renaissance, ses alcaloïdes seront utilisés comme anesthésiques par Ambroise Paré.
Elle était considérée comme une œuvre du Diable (le Diable qui cherchait à imiter Dieu en créant une ébauche d’homme)…

3) Le romarin

Au Moyen-âge, il faisait partie du "vinaigre des quatre voleurs" qui s'en frottaient tout le corps pour éviter d'attraper la peste (voir plus loin).
Il apaise les nerfs, les douleurs musculaires, sert à calmer la toux et soigne les bronchites.
En tisane, il aide à la digestion et permet de lutter contre les grippes.

4) La menthe

Au moyen-âge, on l’utilise pour chasser les puces des paillasses ou éloigner les rongeurs des réserves de grains. Elle est également utilisée pour des vertus médicinales (menstruations faibles ou douloureuses,…). La menthe stimule l’appétit, préserve les obèses de l’inaction et provoque la bonne humeur. On disait aussi d’aller s’incliner trois jours de suite avant le lever du soleil devant un pied de menthe pour chasser les fièvres persistantes. La plante alors se desséchait et la fièvre disparaissait. Pour cela, il fallait également faire une offrande constituée de pain, sel et vin.

5) Le pissenlit

Il sert de présage aux jeunes filles à marier car autant de fois elles sont obligées de souffler pour disperser son duvet, autant d'années elles attendront un époux. Les feuilles sont toniques et stimulent le foie. La racine est utile contre tous les malaises hépatiques, elle augmente la sécrétion de la bile et en facilite l'évacuation, jouant ainsi un rôle de léger laxatif.




6) La valériane

On utilise la valériane à la fin du Moyen Age, dans toute l’Europe, pour trouver le sommeil et calmer les angoisses. Les effets de la valériane sont : aide à la digestion et vermifuge. De nombreux travaux et essais cliniques actuels ont montré ses réels effets bénéfiques sur le sommeil, la nervosité et l’irritabilité.

7) L’aneth

Au Moyen-Âge, on utilisait une branche d’aneth comme talisman contre la sorcellerie. L’Aneth est diurétique, il soulage l’anxiété, la fatigue nerveuse, l’insomnie, les troubles digestifs, fortifie les ongles et diminue la mauvaise haleine.

8) La laitue

Connue depuis l’Antiquité et surtout par les romains, la laitue est un hypnotique léger bon pour l’insomnie. Pythagore l’avait surnommée « plante des eunuques » car c’est une tue l’amour.

9) Le persil

Le persil est utilisé depuis longtemps comme aromate. Tout est bon dans cette plante : la racine (fraîche), les feuilles et les graines. Au moyen-âge, on le nomme « Herbe du Malin ». a cette époque, on craignait de le semer car cela portait malheur. Des graines étaient alors placées dans les trous des murs pour que le vent les emporte et les dépose ailleurs. On prétendait également qu’arracher du persil en pensant à son ennemi, le faisait mourir.

10) Le sureau

Considéré comme plante magique, au moyen-âge, on disait que le sureau avait des propriétés laxatives si on le dépouillait de bas en haut et vomitives si on effectuait l’inverse. Une branche de sureau était placée sur les morts pour calmer les âmes. Un envoûtement de sorcier consistait à évider une branche de sureau morte, d’introduire à l’intérieur des excréments de son ennemi et enfin de le mettre dans le sens du courant d’un ruisseau. Le sort durait le temps que l’eau courrait sur la tige préparée. L’envoûté souffrait de coliques et diarrhées.

11) La verveine

A l’époque médiévale, on recommandait de suspendre la racine de verveine au cou du malade pour le guérir de l’enflure du cou, de porter la verveine en couronne contre les maux de tête et de la donner en poudre contre les douleurs de poitrine. Cette plante guérit aussi les piqûres d’araignées, les morsures de chien enragé ou de serpent, la jaunisse et la fièvre. Pour soigner les morsures, on utilisait les feuilles en emplâtres. De même pour toutes les blessures putrides ou contaminées par la vermine. Dans la pratique divinatoire, la verveine était utilisée : « Pour avoir l’amour d’un homme, oins-toi les mains de jus de verveine puis touche celui dont tu veux être aimé ». Par contre la jeter entre deux amants, causera disputes et tourments. La faire porter aux enfants fera qu'ils aimeront la science et seront toujours de bonne humeur.



11) La racine d’ortie : voir dans les autres feuilles.

12) L’ail : améliore la circulation sanguine. Appelé autrefois « le remède des pauvres ».

13) L’estragon : on l'appelle également serpentaire de par la forme de ses feuilles. C'est une plante de signature : elle permettrait de soigner les morsures de serpents.

14) L’origan

15) Le thym : à mettre dans l'eau du bain des lépreux.

16) La coriandre : antiseptique et antispasmodique.

17) Le basilic

Il en existe beaucoup d’autres ! (voir en annexe)

































Le jardin médiéval

Brève histoire

Dès l'Antiquité, Gatien avait classé les herbes pour leurs qualités de chaleur ou de froid, de sécheresse ou d'humidité. Cela était bien en relation avec les quatre humeurs fondamentales du corps humain (La bile, l'arabile, le sang, le flegme), dont le déséquilibre entrainait la maladie.
Présent dans la plupart des monastères et cours des châteaux, il révèle l’importance que les plantes avaient pour les personnes de l’époque.
Charlemagne fut le premier à en prendre conscience. De ce fait, il en obligea la culture dans les villes. Il définit une liste de quatre-vingt plantes et arbres fruitiers qui devaient être cultivés partout, à l'image de ce qui se passait dans les monastères. Son ordonnance le "Capitulaire de Villis," texte daté de la fin du VIII°siècle et du début du IX° siècle, est le premier acte législatif qui demande à ses intendants de veiller à la bonne gestion de ses domaines. Il précise la liste des plantes qu'il désire voir planter

En regardant cette liste, on peut tirer trois observations :

- on y trouve des légumes connus actuellement (concombre, pois chiche, céleri, carotte, chou, poireau, pois, laitue, ail, oignon, échalote...), des herbes aromatiques familières (menthe, sauge, cumin, anis, persil, sarriette, coriandre...).

- on y trouve des plantes "oubliées", soit parce que leur fonction alimentaire ou médicinale a disparu au profit de leur fonction ornementale (lis, rose, glaïeul), soit parce qu'on pense maintenant qu'il s'agit d'herbes sauvages et qu'on a oublié qu'il s'agit de plantes comestibles (tanaisie, herbe à chat, maceron, arroche, mauve...), soit parce que ces plantes ne sont plus connues que des seuls spécialistes (la scille, le méum, le séseli, le cabaret, l'épurge...).

- on constate, dans cette liste, l'absence de légumes considérés comme essentiels actuellement : ils étaient alors inconnus en Europe, parce qu'originaire d'Amérique (pomme de terre, tomate, haricot, courgette...) ou parce qu'ils viennent d'Orient et, comme l'aubergine, arriveront en Europe plus tard dans les bagages des arabes.


Le jardin médiéval (de forme carrée ou rectangulaire) est divisé en trois groupes de plantes :

L'HERBULARIUS : on y trouve les plantes médicales et alimentaires.

L'HORTUS : regroupe les légumes.

LE VERGER CIMETIER : on y retrouve plusieurs espèces à savoir: le mûrier noir, le pommier, le pêcher, le sorbier, le poirier, le cerisier, le prunier, le châtaigner, le néflier, le laurier, le pin, le cognassier, le noyer, l'amandier, le noisetier.

Le jardin médiéval reprend les dispositions de "l'hortus conclusus" ((jardin enclos en latin) est un thème iconographique de l'art religieux européen qui joue un rôle important dans la représentation artistique de la Vierge Marie. Ce terme provient du Cantique des cantiques 4, 12 de la Vulgate: « Hortus conclusus soror mea, sponsa ; hortus conclusus, fons signatus. » (Le jardin enclos est ma sœur et fiancée ; le jardin enclos est une source fermée.): la figure centrale en est la Vierge.
Une explication plus simple vient du fait qu'il était clos pour le protéger des bêtes sauvages ainsi que des intrus.

Au centre coule une fontaine. Celle-ci est quelquefois entourée de roses rouges et de lys blancs, symbolisant respectivement la Passion du Christ et la pureté. L'eau, dans le jardin, représente la vie et l'arbre qui a les pieds dans la terre et la tête dans le ciel sert à relier la terre et le ciel.

Le chiffre 4 (les quatre carrés intérieurs ) représente les 4 éléments : le feu, l'eau, l'air et la terre. Le carré représente la terre. La terre plate est présentée dans la Bible à trois reprises :
• Évangile selon Mathieu : 1.8 "Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre." … dieu omniscient… le disque plat flottant sur les eaux primordiales: pour Dieu la terre est plate...
• Isaïe : 24:1 "La face de la Terre" ici, la Bible nous dit clairement que la Terre est plate....
• Jérémie : 49:36 "Les quatre coins de l'horizon" ici aussi, la Bible nous dit clairement que la Terre est plate....
Par contre l’Eglise et les savants de l’époque semblaient déjà admettre la théorie de la terre ronde qui ne sera pourtant prouvée qu’au début 1500 avec les théories de Copernic et les voyages de Magellan.

Les 4 allées représentent les 4 fleuves de l'Eden (Pishon, Gihon, Tigre, Euphrate).

Chaque carré intérieur est divisé lui-même en quatre par des petites haies d’herbes aromatiques telles que thyms, sarriette annuelle ou vivace, hysope qui doivent être taillés afin de maintenir leur tracé en croix. Ces plantes peuvent être également des bulbes (oignons, échalotes) qui occupent le terrain jusqu’en juillet, puis remplacées par, par exemple des laitues. Le point de croisement peut-être une plante de couleur différente. Les dimensions des carrés intérieurs sont celles de deux bras étendus afin que l'on puisse en atteindre le centre de chacun des côtés.










LES PLANTES

Théorie des plantes :

La plante fraîche est toujours conseillée pour les préparations médicinales, mais on peut aussi la sécher, tête en bas, pour une utilisation ultérieure. Dans ce cas les principes actifs de la simple seront juste un peu moins efficaces. Le 21 juin (jour du solstice d'été) les plantes cueillies sont considérées comme particulièrement positives. Il faut aussi collecter les plantes avant le lever du soleil, ceci afin de conserver la précieuse rosée déposée sur les feuilles et les fleurs, (l'or du millième matin des Alchimistes).


Quelques anecdotes sur certaines plantes :

LES LEGENDES DE LA MANDRAGORE :

- Réputée pour pousser sous les gibets et de s'engraisser du sperme des pendus certaines croyances vont même à préciser que la mandragore ne naît pas d'une graine, mais qu'elle est engendrée par la semence du supplicié.

- D’autres superstitions affirment qu'elle serait apparue au Jardin d'Eden avant la création d'Eve du pleur équivoque d'Adam tourmenté dans un rêve tumultueux.

- Sa récolte demandait la plus grande précaution, sans quoi le récolteur se mettait en danger de mort. Précédemment devait avoir lieu un certain rituel : jeûne, continence, méditation,… de façon à atteindre la pureté de l'âme et celle du corps. Elle devait avoir lieu un samedi, conformément à la position des astres. Le récolteur, vêtu d'une robe noire et orné de bijoux de plomb, exécutait un certain nombre de sacrifices destinés à calmer les esprits. Puis, il protégeait sa main d'un morceau de linceul et devait se boucher les oreilles pour ne pas entendre le cri mortel de la plante lors de son extraction. Le plus souvent, il attachait un chien à la plante, s'éloignait en se protégeant les oreilles, puis appelait le chien qui tirant alors sur la plante l'arrachait.

- Selon d'autres sources, seule une vierge blonde pouvait l'extraire en sacrifiant sa chevelure, servant alors à tresser la corde pour attacher le chien à la plante. Une fois celle-ci extraite, la jeune fille devait la porté à même le corps pour conserver tout son pouvoir.

- La mandragore ne pouvait pas être touchée, car elle reculait à chaque fois qu'une main cherchait à la saisir. Ainsi on l'arrosait d'urine de femme pour la tenir tranquille.

- Les mages possédant une telle plante utilisaient un moyen de germination de graines insérées dans la racine pour donner naissance à un petit personnage émettant une réaction lorsqu'on le questionnaire et même, dans certains cas, il prononçait quelques paroles. Ainsi, ils étaient capable de créer la vie à partir de l'inanimé, grand but des alchimistes. Mais bien des charlatans se servaient de ces poupée végétales pour gagner de l'argent, d'où la mandragore eu la réputation d'apporter la fortune à son propriétaire.

- Le vêtement tissé avec quelque fibre de mandragore rendait invincible.

- L'utilisation de la racine par les sorciers dans les rituels de la magie noire était telle que la mandragore devint vite le symbole de la sorcellerie.

L’ORIGAN :

De l’origan placé dans une amulette protégeait la personne de toute attaque du diable. L’origan fut aussi employé par de nombreux inquisiteurs (tout comme l’angélique qui repoussait les démons. On pensait qu’un jardin où poussait de l’angélique ne pouvait être celui d’une sorcière).

LE PERSIL

Il avait des connotations sataniques du fait de sa lente germination. On disait que le persil devait retourner sept fois aux enfers avant d’obtenir la permission du diable de pousser. On pensait également que si des graines de persil ne germaient pas, la personne qui les avait plantées mourrait dans l’année.

L’ESTRAGON et l’ANETH

Pour attirer l’amour, il fallait frotter ses vêtements avec de l’estragon. De même pour l’aneth que les jeunes mariés portaient autour du cou lors de leur mariage pour s’attirer le bonheur.

Aujourd’hui

Entre 1,4 et 1,8 million d'espèce végétales ont été identifiées et répertoriées à travers le monde.









Théories de la médecine médiévale


Durant cette période, la médecine s’est basée sur les écrits d'Hippocrate (dont on garde toujours le serment actuellement et qui doit être dit par chaque futur médecin avant d’exercer). Les médecins partaient donc du principe que le corps humain était constitué de quatre humeurs: le flegme, la bile jaune, la bile noire et le sang. Les guérisseurs croyaient qu'un quelconque déséquilibre entre ces quatre humeurs était à l'origine de maladies, c'est pourquoi ils tentaient de rééquilibrer les humeurs à l'aide des plantes vues avant et qui étaient sensées produire un effet contraire.
Trop de flegme dans le corps, par exemple, provoquait des troubles pulmonaires et l'organisme tentait de tousser et de cracher le flegme pour rétablir l’équilibre
Les quatre humeurs ont également été associées aux quatre saisons, la bile noire à l’automne, la bile jaune à l'été, le flegme à l’hiver et le sang au printemps.

HUMEUR TEMPERAMENT ORGANE NATURE ELEMENT
Bile noire
Mélancolie
Rate
Froid et sec Terre
Flegme
Flegmatique
Poumon
Froid humide Eau
Sang
Sanguin
Tête
Chaud et humide Air
Bile jaune
Colérique
Vésicule biliaire
Chaud et sec Feu

Des théories d’Hyppocrate ont découlé d’autres principes. Ainsi les maladies qualifiées de « chaudes » comme les fièvres ou les maladies liées à l’excès de bile seront-elles traitées par des médecines froides. Il est donc important de bien connaître les qualités de tel ou tel produit. Par exemple, la bétoine qui est chaude et sèche est recommandée pour les maux de tête « de cause froide ».

Une autre théorie pour comprendre ce que l'on ne connaît pas : la théorie de la signature. On associe la forme, la couleur d'un organe humain et celle d'un végétal. Ainsi les coques de noix ressemblent au cerveau et sont donc bonnes pour le soigner.

Superstitions et autres fumisteries

Les médecins se basaient sur la théorie des humeurs expliquée ci-dessus. Il en ressort de nombreuses idées farfelues (on fait correspondre les qualités d’un animal pour soigner la maladie : une truie donne beaucoup de petits donc elle peut soigner l’infertilité). Quelques exemples issus principalement des théories de Pline qui seront reprises plus tard par Hildegarde de Bingen (dont je parlerai un peu plus loin) :

On emploie la dent d’animal pour soigner les problèmes de dentition (dent de jeunes chevaux pour jeunes enfants), le foie de loup ou d’âne pour les maladies hépatiques, la rate de bœuf (puisque c’est un animal fort) avec du miel pour les maladies de la rate, on recommande l’application de verges d’ânes pour les défaillances sexuelles, de vessies de sangliers pour les douleurs de vessie (vessie de truie pour les femmes)…
Les correspondances sont infinies : un fœtus de lièvre, animal réputé pour sa fertilité, assure la fécondité de la femme qui le mange ; le lait de truie, bête connue pour sa capacité à mettre bas une abondante descendance, facilite l’accouchement ; la consommation par la mère de testicules (de lièvre mais aussi d’autres animaux réputés pour leurs capacités génésiques) favorise la venue d’un garçon…

Autres exemples :
Les laitues sont froides et modérément
humides. On utilise les semences et les
feuilles pour les médications. La laitue
donne du bon sang, et grande quantité de
lait. Elle est bonne à manger pour les fiévreux,
cuite ou crue. Elle fait dormir, et
elle est bonne sur un apostume [= verrue,
abcès, voire tumeur] (Livre des simples
médecines, éd. de 1913, p. 108).
*
Recette 48 : L’usage de la sauge. Pour les
paralytiques. Tu donnes de la sauge avec de
l’eau aux paralytiques. Et sur une plaie, elle
est bonne broyée avec de la vieille huile.
Pour les élancements, avec du vin et du
poivre. Pour le hoquet, avec du vinaigre.
*
Recette 49 : L’usage du fenouil. C’est pour
maigrir. On mange le fenouil pour maigrir.
Et sans cesse, celui qui est trop gras le boit
avec du vin vieux et du poivre. Les hydropiques
se désenflent, et on le met comme
collyre sur les yeux. (Médicinaire liégeois du
XIIIème siècle, éd. de 1941, p. 110-111, 124).*

Quelques remèdes et vertus attribuées aux animaux
Remèdes féminins Manger des testicules de lièvre pour avoir un garçon
Manger un fœtus de lièvre pour rendre la fécondité
Lait de truie et vin miellé facilite l'accouchement
Lait d'ânesse pour les seins douloureux
Boire de l'urine de bouc et du nard contre les penchants amoureux
Pline, HN XXVIII, 77
Remèdes pour les enfants Dent de loup en amulette contre les frayeurs
Dents de jeunes chevaux pour faciliter la dentition
Rate de veau et miel contre les maladies de la rate
Se couvrir d'une peau d'âne contre les frayeurs
Beurre et miel pour dentition et gencives
XXVIII, 78






Intervention de la religion dans la médecine

Les prêtres conseillent fréquemment des remèdes « religieux ». Ils font le signe de la croix sur la plaie ou appose les mains. Le plus souvent, il va conseiller le jeune, la prière ou encore la visite à l’un ou l’autre tombeau célèbre. En parlant de tombeau :

- La poussière du tombeau : elle guérit toutes les maladies. Les fidèles récupèrent
cette poussière en grattant les tombeaux, ce qui explique les nombreuses perforations
que nous retrouvons de nos jours sur ceux-ci. Cette poussière est mélangée à
de l’eau ou du vin puis absorbée ( De Virt. St. Mart., II-LI ). Dans certaines grandes
basiliques, c’est le prêtre qui distribue la poussière.
La poussière du tombeau est particulièrement réputée pour traiter les dysenteries
très fréquentes à cette époque (De Virt. Jul., XLIV. De Mir. St. Mart., II-XXXVII ).
Enfin, la poussière peut être emportée dans de petites boîtes, soit pour se protéger
des maladies lors des voyages, soit pour être apportée à des malades qui ne peuvent
pas se déplacer jusqu’au tombeau.

- Le voile du tombeau : le toucher avec la bouche a le pouvoir de soulager la douleur
des lèvres ( De Vit. St. Mart., II-XV ). A son contact, on peut stopper une hémorragie
( De Virt. St. Mart., II-X ). Se frotter des yeux malades avec le voile permet
de recouvrer la vue ( De Virt. St. Mart. ). Enfin, les franges peuvent être emportées
comme reliques, et parfois guérir, à leur contact, les parties malades du
corps.

-Les cierges qui brûlent au tombeau ont, eux aussi, un pouvoir de guérison ( De
Virt. St Mart., II-II ).

La seconde partie des remèdes se trouve dans les éléments de l’église qui abrite le
tombeau du saint guérisseur :

-L’autel est un lieu sacré, et le contact de celui-ci avec de l’eau ou du vin donne à
ces derniers un pouvoir de guérison ( De Virt. St. Mart., IV-LI ). Après avoir lavé
l’autel avec de l’eau ou du vin, les fidèles absorbent cette boisson dans le but de
guérir.

-La grille de bois de l’église a aussi un pouvoir de guérison. Grégoire de Tours raconte
qu’il avait mal à la langue, il la passa entre les barreaux de la grille et il fut
guéri ( De Virt. St. Mart., VI-I ).

Pour finir cette énumération, de nombreux objets ont un caractère miraculeux tel
que le voile recouvrant les offrandes qui traite les maladies mentales (De Mir. Jul.,
LXIII ) et tous les objets ou matériaux que le Saint aurait touché y compris les arbres.
Un morceau de bois de ce dernier, lorsqu’il est frotté sur une dent qui fait
mal, permet de soulager la douleur ( De Gl. Conf., XCIII ), les feuilles que l’on peut trouver près des tombeaux sont également des remèdes.





Médecins et inventions

Peu de médecins célèbres à l’époque. La plupart (Paré – Vésale) sont postérieurs.

Les progrès sont mineurs notamment par la faute de l’église : Le concile de Tours proclame en 1163 « Ecclesia abhorret a sanguine » (L’Église abhorre le sang) : la dissection des cadavres est strictement interdite et la chirurgie est déclarée comme étant un acte de barbarie.
Le IVe concile du Latran interdit de pratiquer l'apprentissage chirurgical en 1215. Enfin, en 1300, le pape Boniface VIII a publié une bulle dans laquelle il interdit les dissections des cadavres.
Cependant, ces règles ont bénéficiées de nombreux assouplissements. Assouplissements ordonnés par l’église elle-même.
Tout d’abord le Pape Clément VI a, au début de la pandémie de peste « noire » en 1347, autorisé les médecins à pratiquer des autopsies afin de connaître l’origine de la maladie et de trouver un traitement.
D’autre part, des autopsies étaient parfois pratiquées dans les Universités européennes, notamment françaises. Ces autopsies étaient le fait de médecins religieux qui furent appelés auprès des Papes…

Un nom trouvé dans mes lectures : Guy de Chauliac (1300-1368), chirurgien de plusieurs papes qui rédigea, en 1363, les sept traités de La grande chirurgie. Cette œuvre imposante comprend de nombreuses illustrations de dissections auxquelles il a pour certaines participé…


Hildegarde de Bingen : Hildegarde de Bingen est médecin, et l’un des plus renommés de son temps. Ses ouvrages pressentent les idées à venir sur la physiologie humaine. Elle a une grande connaissance de la pharmacopée et, utilise tout ce que la nature pouvait lui offrir en matière de traitements : les simples bien sûr, mais aussi les minéraux. Ainsi, par exemple, elle écrit dans le langage imagé de son époque que :

" L'émeraude pousse tôt le matin, au lever du soleil, lorsque ce dernier devient puissant et amorce sa trajectoire dans le ciel. À cette heure, l'herbe est particulièrement verte et fraîche sur la terre, car l'air est encore frais et le soleil déjà chaud. Alors, les plantes aspirent si fortement la fraîcheur en elles comme un agneau le lait, en sorte que la chaleur du jour suffit à peine pour réchauffer et nourrir cette fraîcheur, pour qu'elle soit fécondatrice et puisse porter des fruits. C'est pourquoi l'émeraude est un remède efficace contre toutes les infirmités et maladies humaines, car elle est née du soleil et que sa matière jaillit de la fraîcheur de l'air. Celui qui a des douleurs au cœur, dans l'estomac ou un point de côté doit porter une émeraude pour réchauffer son corps, et il s'en portera mieux. Mais si ses souffrances empirent tellement qu’il ne puisse plus s'en défendre, alors il faut qu'il prenne immédiatement l'émeraude dans la bouche, pour l'humidifier avec sa salive. La salive réchauffée par cette pierre doit être alternativement avalée et recrachée, et ce faisant, la personne doit contracter et dilater son corps. Les accès subits de la maladie vont certainement faiblir… ".

Elle attribue ainsi des vertus protectrices, curatives, prédictives, purificatrices aux minéraux suivant en cela des pratiques antiques.

Elle s’est beaucoup basée sur les théories de Pline l’ancien. Raison pour laquelle on trouve de grosses énormités dans ses textes. Par exemple, dans ses quatre animaux principaux dont les parties peuvent aider à la guérison, elle cite en premier l’éléphant et en second le dromadaire. Je rappelle qu’elle est allemande et qu’il est difficile à l’époque de trouver de la trompe d’éléphant à tous les coins de rue…


Les maladies les plus répandues

Ce sont : la peste, la lèpre, le choléra ou le mal des ardents (l’ergotisme).

La lèpre :

Jusqu’au VIème siècle, la lèpre n’est que très peu reconnue, mais en 549 devant une forte épidémie, un traité rend obligatoire aux évêques l’assistance aux lépreux. Ceux-ci sont considérés comme déjà morts. Dès qu’un présumé lépreux se présente, le prêtre l’accueille chez lui. Peu après, une cérémonie mortuaire a lieu avec à la place du mort sous le drap noir, le lépreux. Après l’avoir béni et donné des offrandes, le peuple se rassemble sur le parvis, le prêtre donne au lépreux une cliquette, des gants, une écuelle et lui dicte la conduite à suivre. Puis le prêtre plante une croix et un tronc destiné aux offrandes devant sa hutte. Aucun remède n’étant connu, on se contente de soigner son âme et de l’isoler. Des épidémies surviennent du VI au VIIème siècle, puis du VIII au IXème siècle.

Baudouin IV, roi de Jérusalem, en était atteint.


La peste :

Qu’elle soit bubonique ou pulmonaire, c’est un grand fléau au Moyen-Age. Elle est transmise par le rat noir importé involontairement d’Orient par les Croisés. Il y a plus de vingt poussées épidémiques en deux siècles, de 541 à 767. Les épidémies sont très meurtrières : des millions de morts au bilan (jusqu’à 25 millions).
La peste de 1348 fut le plus meurtrière de toutes. Entre la moitié et les deux tiers de la population sont décimés à ce moment. On meurt en deux jours et les condamnés sont libérés pour ramasser les cadavres par charrettes entières. Le mal est si grand qu’il y a des débordements hystériques et religieux (flagellants…). Ceux qui ne sont pas morts de la peste meurent de la famine qui s’ensuit. Comme pour le reste, les saignées et les lavements sont les seuls remèdes prescrits. Quant à la cause de l’épidémie, elle est attribuée à la conjonction de trois planètes au début de l’année.






Légende du vinaigre des quatre voleurs :

La légende de l’invention du vinaigre des quatre voleurs met en scène plusieurs brigands qui détroussent des cadavres pendant une épidémie de peste, sans être eux-mêmes contaminés. Interrogés sur leur résistance, ils répondirent avoir découvert un remède, le fameux « vinaigre des quatre voleurs », qu’ils prenaient quotidiennement.

La date, le lieu et même le nombre de brigands, de même que la composition du remède lui-même, sont l’objet de différentes variations. La date est généralement comprise entre le XIVe et le XVIIIe siècle, et sont souvent citées les villes de Marseille et de Toulouse.

Le vinaigre des quatre voleurs est encore commercialisé aujourd’hui contre les risques de contagion, soins de la peau, capillaires et des muqueuses, fatigue, maux de tête, encombrement respiratoire, élimination des poux et lentes…

La composition du remède est variable. Elle est généralement constituée de vinaigre (de vin, de cidre ou autre), dans lequel infusent des plantes ou des épices : absinthe, romarin, sauge, menthe, rue des jardins, lavande, acore odorant, cannelle, girofle muscade, ail, camphre3…

L’ergotisme :

Il est aussi appelé « mal ardent », « feu sacré » ou encore « feu de St Antoine » ; c’est une maladie fréquente au Moyen-Age. Les symptômes sont très marquants : les membres postérieurs se nécrosent, ce qui donne l’impression que le sujet brûle de l’intérieur.

L’ergotisme est le résultat d’un empoisonnement à long terme habituellement suite à l’ingestion d’alcaloïdes produits par l'ergot du seigle, un champignon qui infecte le seigle et d’autres céréales.

L’intoxication par l’ergot est l'une des explications médicales et psychologiques de certains cas de sorcellerie ou de possession démoniaque.



Les troubles rhumatismaux, cardio-vasculaires et cancéreux ne sont que très peu mentionnés car on meurt, généralement, avant que ces dégénérescences ne se fassent sentir. Les plaies sales et mal soignées sont par contre très courantes et conduisent fréquemment à la gangrène puis à la mort. La mortalité infantile est extrêmement importante (50 %). Elle n’est pas mentionnée car considérée comme un jugement divin. De plus, l’enfant doit être absolument baptisé pour rejoindre le « Royaume de Dieu ». La femme en couche est donc parfois sacrifiée au profit de son enfant.





Les actes médicaux

Les saignées médicinales apparurent en 1130.

Elles étaient pratiquées à satiété et parfois à l'excès par les médecins, quelle que soit la nature du mal dont le patient était atteint. Il suffisait d'ailleurs parfois qu'un médecin s'abstienne d'utiliser la technique de la saignée, par simple "bon sens", pour se forger une réputation de bon médecin, le reste de la profession "expédiant" généralement "AD PATRES", dans des circonstances analogues, la majorité de ses patients…

Le clystère est un lavement.

"Au Moyen-âge, pour administrer le clystère, on utilisait une sorte d'entonnoir relié par un tube (…) on mettait le liquide dans l'entonnoir et par gravitation, on l'administrait".

"Il est le plus excellent moyen d'éviter l’apostème chaud dans quelque partie lésée du corps que ce soit. On doit beaucoup le louer, surtout dans les blessures de la tête" (Guillaume de Salicet)

Le clystère est généralement injecté avec un appareil constitué d'une bourse en cuir ou une vessie (qu'on remplit de liquide) fixée sur une canule en bois ou en métal. Il permettait donc d’introduire des liquides ou de l’air dans les intestins par l’anus.

Le nettoyage des plaies à l'eau vinaigrée, le maintien des pansements propres fraichement repassés (donc involontairement "stérilisés"), le lavage des mains des "servantes" à la cendre de bois (disponible à foison, et presque aussi efficace que le savon..), dans le but de netteté dans les tâches de repassage des "bandages" et autres "chemises", suffisait à maintenir une relative asepsie. On prescrivait des "reconstituants" tels vin au miel, viandes épicées, raisinés, confitures, pour hâter la récupération.

Les ventouses : elles sont utilisées par les médecins. Après les avoir chauffées, on les
place sur le corps pour attirer les « mauvaises » humeurs.

Les amputations et les cautérisations : Les amputations sont une forme embryonnaire
de chirurgie jugée indigne des médecins et donc pratiquée par les barbiers. Cela consiste à couper un membre abîmé.

L’anesthésie était rudimentaire : la rogerine était une éponge « somnifère » imbibée d’opium (rapporté par les croisés), de Jusquiame et de Mandragore.


Propagation des maladies. Pourquoi ?

Dans les villes, les déchets et les excréments sont évacués par une rigole au milieu de la rue, alors que dans les villages, les tas de fumier sont sous les fenêtres ou à côté d’un puits. Les mauvaises odeurs et les germes se propagent dans la maison.
Les ordures sont également jetées dans les cours d’eau qui deviennent de véritables égouts.



Quelques aménagements vont cependant être effectués :

• Ne pouvant plus supporter l'odeur, en 1185 Philippe Auguste ordonne de paver les rues principales et crée des canaux et fossés centraux pour nettoyer certains quartiers.
* Au XIIIème siècle, il existe des Règlements pour remédier au manque d'hygiène :
Paver les rues, nettoyer une fois par semaine devant sa maison et ne pas laisser trainer
les ordures et les déchets.
• Dans les quartiers, des puits, où chacun doit déverser ses immondices appelés "trou
punais" sont créés et en 1343.


Le manque d’hygiène n’est pas le seul responsable ; L’eau n’est pas toujours des plus propres. Les rats véhiculent des maladies et celles-ci, une fois présentes, se propagent d’autant mieux qu’il n’y a pas d’éloignement des malades.

Ce n’est qu’après la peste que l’on va vraiment commencer à mettre les patients en quarantaine.

De plus, ajouté à l’absence de médicaments efficaces, il faut parler de la malnutrition. Les sujets malades n’ont bien souvent pas la force de résister et sont encore davantage affaiblis par les faux traitements qu’on leur fait subir (saignées).




















Annexe

Anesthésiant

• menthe poivrée (Mentha x piperita), feuilles fraîches en application directe
• clou de girofle, Douleurs buccales : clou séché à mâcher.

Antiseptique

• absinthe (Artemisia absinthium L.)
• ail (Allium sativum)
• airelle (myrtille commune) (Vaccinium myrtillus)
• basilic commun (Ocimum basilicum)
• cassis (Ribes nigrum)
• clou de girofle, Douleurs buccales : clou séché à mâcher.
• genévrier commun (Juniperus communis)
• hysope officinal (Hyssopus officinalis)
• lavande (lavendula officinalis)
• menthe poivrée (Mentha x piperita)
• miel provenant de la lavande et du thym commun
• sarriette des jardins (Satureja hortensis)
• sauge officinale (Salvia officinalis)
• thym commun (Thymus vulgaris)

Anti-inflammatoire en rhumatologie

Utilisables en tisane sans risque:

• cassis (Ribes nigrum)
• frêne (Fraxinus excelsior)
• harpagophyton, (Harpagophytum procumbens), (racine)
• prêle des champs, (Equisetum arvense)
• reine-des-prés, (Filipendula ulmaria)

autres :

• colchique d'automne (Colchicum autumnale) (extrait) - toxique!

Astringent

• aigremoine eupatoire (Agrimonia eupatoria)
• airelle, myrtille commune (Vaccinium)
• airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea)
• alchémille commune (Alchemilla vulgaris)
• benoîte officinale (Geum urbanum)
• busserole (ou raisin d'ours) (Arctostaphylos uva-ursi)
• chêne rouvre (Quercus petraea),non sourcé
• fraisier des bois, (Fragaria vesca)
• framboisier (Rubus Idaeus)
• Lamier blanc ou ortie blanche (Lamium album)
• lierre terrestre (Glechoma hederacea)
• prunellier épineux (Prunus spinosa)
• potentille ansérine (Potentilla anserina)
• ronce commune (Rubus fruticosus)
• sarriette des jardins
• thym commun (Thymus vulgaris)
• verveine officinale (Verbena officinalis)

Cœur et vaisseaux

• aubépine (Crateagus monogyna et Crataegus laevigata)
• jambes lourdes et troubles veineux : vigne rouge (Vitis vinifera), fragon (Ruscus aculeatus), mélilot blanc (Melilotus albus)
• hémorroïdes : marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum)
• circulation cérébrale (mémoire) et microcirculation : Ginkgo biloba

Dermatologie

• bourrache officinale (Borago officinalis)
• chélidoine (Chelidonium majus) (herbe à verrues) - toxique!
• millepertuis officinal ou millepertuis perforé ou « herbe de la saint-Jean », (Hypericum perforatum)
• ortie dioïque (Urtica dioica) (eczéma)
• Fumeterre (fumaria officinalis) eczema en tisane ou décoction utilisée en lotion
• prêle (Equisetum) (acné)
• souci officinal (Calendula officinalis)
• véronique officinale (Veronica officinalis) (cicatrisante)
• eau de rose
• eau de bleuet
• Bardane
• Pensée
• Joubarbe

Digestion

Diarrhée : coing en gelée ou en pâte, purée de carotte (Daucus Carota) et riz (Oryza sativa) ou eau de riz
• aigremoine (Agrimonia eupatoria)
• carotte (Daucus Carota)
• Fraisier des bois (Fragaria vesca)
• ronce commune (Rubus fructicosus)
Constipation : jus de pamplemousse et d'orange à jeun, pruneaux et tous légumes verts.
• séné (Senna alexandrina)
• bourdaine (Frangula dodonei)
• maté (Ilex paraguariensis) plante paraguayenne dont les feuilles servent à faire une infusion aux propriétés laxatives et diurétiques
• laxatif de lest : ispaghul (Plantago ovata) et plantain (Plantago media)
Ballonnements ou météorisme, plantes dites carminatives
• angélique officinale (Angelica archangelica) et angélique des bois (Angelica sylvestris)
• basilic commun (Ocimum basilicum)
• badiane chinoise ou anis étoilé (Illicium verum)
• camomille romaine ou matricaire odorante et camomille allemande (Matricaria recutita)
• coriandre (Coriandrum sativum)
• fenouil officinal (Foeniculum officinale)
• genévrier commun (Juniperus communis)
• maté en infusion (Ilex paraguariensis)
• menthe poivrée (Mentha x piperita)
• origan (Origanum vulgare)
• sarriette des jardins (Satureja hortensis)
• Le son de blé (Triticum)
Cholagogues (facilitant l'évacuation de la bile) :
• absinthe (Artemisia absinthium)
• aigremoine eupatoire (Agrimonia eupatoria)
• artichaut (Cynara scolymus)
• boldo (Peumus boldus)
• chicorée sauvage (Cichorium intibus)
• genévrier commun (Juniperus communis)
• gentiane jaune (Gentiana lutea)
• menthe poivrée (Mentha x piperita)
• pissenlit commun (Taraxacum section Ruderalia)
• ronceframboisier (Rubus Idaeus)
• églantier ou rosier des chiens (Rosa canina)
• rue officinale ou rue fétide (Ruta graveolens) - toxique!
• tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphyllos)
Cholérétiques (facilitant la production de la bile) : fumeterre officinale (Fumaria officinalis)

Diététiques

Surcharge pondérale
• chicorée (Cichorium)
• chiendent officinal (Elytrigia repens)
• fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus)
• orthosiphon (Orthosiphon aristatus)
• prêle (Equisetum)
• reine-des-prés (Filipendula ulmaria)
• thé vert (Camellia sinensis), …
Diabète : cannelle, Olive (Cinnamomum verum), Stevia Rebaudiana.

Diurétique

• linaire commune (Linaria vulgaris) considérée toxique
• mélilot officinal (Melilotus officinalis)
• verge d'or (Solidago virgaurea)





Inflammations
• Salix Alba Saule Blanc son nom a donne une partie du nom de l'aspirine : acide acétylsalicylique
• Ulmaire ou Reine-des-prés : Spirea Ulmaria son nom a aussi donne une partie du nom de l'aspirine : acide acétylsalicylique

Insomnie

• valériane officinale (Valeriana officinalis)
• coquelicot (Papaver rhoeas) - fleurs en infusion
• pavot de Californie (Eschscholtzia californica) - fleurs en infusion

Poumons

• Eucalyptus
• Hysope (Hyssopus officinalis)
• Lavande (Lavandula)
• Marjolaine (Origanum majorana)
• Mauve sylvestre (malva sylvestris)
• Molène faux Phlomis (Verbascum phlomoides) ou bouillon-blanc
• Pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis)
• Thym (Thymus)
• Tussilage pas d'âne (Tussilago farfara)
• Plantain
• Bouleau : longue infusion des feuilles de bouleau & sève de bouleau pour purifier les bronches. Nettoyant général naturel de l'organisme.

Sédatif

• Aubépine (Crateagus) - Fleurs en infusion
• Coquelicot (Papaver rhoeas) - Fleurs en infusion
• Houblon grimpant (Humulus lupulus)
• Oranger amer ou bigaradier (Citrus aurantium) - Feuilles en infusion
• Passiflore (Passiflora)
• Valériane officinale (Valeriana officinalis)















Symbolique des médecins

Le caducée d'Hermès


Selon la légende, Apollon échangea un jour avec Hermès, son demi-frère, une baguette en or contre une lyre. Hermès l'utilisa un jour pour séparer deux serpents, mais ces derniers s’y enroulent en sens inverse. Cette anecdote est à l'origine du symbole. Ainsi, la baguette aux deux serpents entrelacés devint l'emblème du dieu grec Hermès (le Mercure des Romains).




Le bâton d'Esculape


La légende rapporte qu'un jour, Asklépios, voyant un serpent se diriger vers lui, il tendit son bâton dans sa direction. L'animal s'y enroula. Asklépios frappa le sol et tua la bête. Un second serpent apparut soudain, tenant dans sa bouche, une herbe mystérieuse avec laquelle il rappela à la vie l'autre reptile. Asklépios eut alors la révélation de la vertu médicinale des herbes.

L'emblème d'Asklépios est un bâton court le long duquel s'enroule un serpent. À l'origine, dans la mythologie grecque, il est l'attribut du dieu Apollon qui l'offre à son fils Asclépios, dieu de la médecine.

Le bâton est le symbole du voyageur universel, de l'activité du médecin qui promène à travers le monde sa science secourable.

Le serpent

Le serpent est symbole de vie et de vigueur parce qu'il possède la propriété de changer de peau, retrouvant ainsi l'apparence de la jeunesse. Le serpent, en s'insinuant dans les fissures de la Terre, était sensé en connaître tous les secrets et ainsi que les vertus des plantes médicinales, voire les mystères entourant la mort.

Le caducée en médecine

Le caducée d'Asklépios est devenu l'emblème universel des professions médicales et se prête à de nombreuses et complexes interprétations :
- lorsque le serpent d'Asklépios s'enroule autour du bâton (ou baguette) d'Asklépios il forme l'emblème asclépiade qui symbolise le dieu de la Médecine ou tout simplement la Médecine ;
- lorsque le serpent d'Asklépios s'enroule autour d'un bâton surmonté d'un miroir, il forme la caducée des médecins de France et l'Ordre des Médecins de France ;
- lorsque le serpent d'Asklépios s'enroule autour de la coupe d'Hygie, la déesse de la Santé, il forme l'emblème des Pharmaciens ;
- lorsque le serpent d'Asklépios est associé à une forme géométrique ovoïde symbolisant l'utérus de la femme enceinte remplaçant le bâton d'Asklépios, il forme le caducée des Sages-femmes
- lorsque le serpent d'Asklépios est associé au microscope et au miroir, il forme l'emblème de certains laboratoires d'analyses médicales.
- lorsque le serpent d'Asklépios est associé au diapason, il forme l'emblème des audioprothésistes

Le caducée est l'insigne et l'emblème officiel de l'Ordre des Médecins de France depuis son rétablissement en 1945. Il est composé du serpent d'Asklépios s'enroulant autour d'un bâton (ou baguette) symbolisant l'arbre de la vie, ce bâton est surmonté d'un miroir symbolisant la prudence que le médecin doit avoir avant chaque décision médicale. La coupe symbolise (probablement) la coupe d' Hygie, fille d'Asklépios et Déesse de la Santé.

Communauté des apothicaires de la ville de Clermont Communauté des Apoticaires de la ville de Bourges



D'argent, à une boette couverte de gueules.
couleuvres au naturel, posées en pal.














La coupe d'Hygie est aussi dite "caducée d'Hygie" ou "caducée pharmaceutique".D'après Dominique Kassel, Conservateur des Collections d'histoire de la pharmacie de l'Ordre national des pharmaciens, le serpent d'Epidaure enlaçant une coupe apparaîtrait, dès 1222, chez les apothicaires de Padoue comme symbole distinctif de la pharmacie, figurant comme motif principal de leur bannière. Il apparaît en France en 1820, à côté de la tête d'Hygie sur un jeton gravé par Barre pour la Société de Pharmacie de Paris, devenue depuis le décret du 5 septembre 1946, l'Académie de Pharmacie. L'usage de ce symbole n'était pas très répandu en France, lorsqu'en 1942 le Conseil Supérieur de la Pharmacie, à la demande du Secrétariat d'Etat à la Santé, le choisit comme emblème de la pharmacie française. Le modèle proposé par la Maison Draeger fut adopté, le seul dont les pharmaciens soient autorisés à se servir officiellement et publiquement, -qu'il s'agisse d'enseignes, lumineuses ou non, d'affiches, d'appositions sur papier de commerce ou de toutes autres signalisations d'ordre professionnel- selon le Bulletin de la pharmacie française de 1942.



La croix grecque, d'origine héraldique et de couleur verte, sert aujourd'hui d'enseigne aux pharmacies. Mais autrefois, elle était rouge, jusqu'à son adoption comme symbole de l'organisation du même nom (fondée en 1864). En 1913, une loi interdit l'utilisation de la croix rouge comme enseigne, mais il en subsistera jusque dans les années 1950.

Le mortier avec son pilon symbolise la préparation des remèdes médicamenteux. Ils sont utilisés par les apothicaires depuis l'Antiquité pour broyer des matières que l'on veut transformer en pâte ou en poudre. Aujourd'hui, ils servent encore à piler divers produits de la pharmacopée en vue de préparations pharmaceutiques. Les mortiers peuvent être en bois, en pierre, en porcelaine, en métal ou en verre.


































Propositions d’objets et choses à présenter :

Crécelle de lépreux
Masque et costume du médecin des pestiférés
Tenue d’infirmière
Instruments chirurgicaux
Héraldique et médecine
Herboristerie :
• panneaux avec certaines plantes difficiles à trouver avec le nom latin devant, explication et nom français à l’arrière
• pot avec épices, le public doit retrouver le nom et l’explication qui va avec
• plante en pot (possibilité simple : sauge, estragon, menthe, romarin, origan, persil, thym, coriandre, aneth, basilic)
• Instrument de jardinage ?

Différence entre médicale et médicinale ? médical relève vraiment de la médecine et médicinal soigne

Arrivée des épices présentées en Europe ?

Bien que le clou de girofle ait été connu en Europe depuis le VIe siècle, l'engouement véritable pour les épices suivit les Croisades. En Terre Sainte, les Croisés, frappés par le luxe des tables orientales, avaient découvert les épices en même temps que de nouveaux produits - comme le sucre de canne en 1099 à Tripoli.
Pendant tout le Moyen Age les épices étaient acheminées en Méditerranée par les navires des Cités États d'Italie, Venise, Gênes, Amalfi, Pise, puis ensuite elles étaient vendues dans les foires et dans les ports comme Marseille ou Aigues-Mortes près de Montpellier.

A la fin du 10e siècle, le grand commerce des épices concerne essentiellement le poivre, la cannelle, le gingembre, le galanga et le clou de girofle.
Le cubèbe est connu à la fin du 11e siècle. La noix de muscade est citée par Chrétien de Troyes à la fin du 12e siècle. La graine de paradis est citée dans le Roman de la Rose (1225-1228), dans la première partie rédigée par Guillaume de Lorris au vers 1341. Le sucre, considéré comme une épice et comme un médicament, est déjà utilisé par Hildegarde de Bingen en 1195.

Questions en suspend :

1) L’espérance de vie ? Dans certains documents, j’ai pu voir que c’était une fausse idée de croire que l’on mourrait jeune et que la seule difficulté était de passer l’enfance mais rien ne corrobore l’idée.
2) Théorie de la terre plate ? Il semblerait que la théorie de la terre ronde était déjà bien acceptée au MA par l’ensemble de la population à l’exception de quelques-uns et que la fausse théorie selon laquelle on pensait, à cette époque, que la terre était plate a été inventée au XIXeme siècle par quelques scientifiques.
3) Interdiction de l’église par rapport a la chirurgie ? Tout le monde était-il concerné ou seulement les religieux ? A l’inverse, seulement les laïcs ?


Les épices dans la médecine médiévale

Les épices reprennent la théorie des humeurs. Elles sont donc chaudes ou froides, sèches, ou humides. Toutes les épices présentées ici sont chaudes. Certaines sont sèches, d'autres humides (sel, gingembre, clou de girofle, cannelle).

La canelle (découverte par Marco Polo): elle stimule la digestion et la respiration. C'est aussi un puissant antiseptique. Elle faisait partie des remèdes secs et chauds. Selon Aldebrandin de Sienne elle a le mérite de « conforter la vertu du foie et de l'estomac ». Si on a la tête lourde : réduire de la canelle en poudre et en prendre souvent sur un morceau de pain : cela dissout les mauvaises humeurs qui bloque la tête.

Le clou de girofe : on en portait à la taille sur une orange afin de se prévenir des maladies. Efficace également contre les maux d'estomac. C'est également un bon antiseptique. Pour le traitement de la goutte, du hoquet et des maux de tête : en mâcher.

La cardamone purifie l'haleine et fortifie le corps. Pour arrêter les vomissements : poudre de cardamone, menthe et persil. En faire une sauce avec du vinaigre. Simplement la sentir aide ceux qui sont fragiles de l'estomac.

Le gingembre : purifie l'haleine et aide à la digestion. Attention, une noix avalée entièrement peut provoquer des évanouissements qui peuvent être fatals. Un homme en bonne santé ne doit pas en manger car cela le rendrait stupide. Pour les personnes affaiblies : sur un peu de pain mais s'arrêter dès le rétablissement. Pour les yeux irrités : réduire du gingembre en poudre, le placer dans un linge et tremper le tout dans du vin pendant une journée. Le soir, frotter le tour des yeux avec le résultat.

La Noix de muscade : purifie l'haleine et le corps. Noix de muscade et poids égal de canelle + quelques clous de girofles, un peu d'eau et de farine. On fait de cette pâte des galettes qui permettent d'adoucir l'amertume du corps, de rendre l'âme joyeuse, de fortifier, d'aiguiser les sens et d'apporter du bon suc au sang.



Le Cumin : pas pour les personnes qui souffrent du cœur car il le refroidit et le cœur doit toujours être chaud. Ne pas en donner aux personnes déjà malades car cela les affaiblirait ( à l'exception des malades du poumon). En prendre sur du pain pour adoucir les nausées.

Le Poivre : il est mauvais pour le corps. Mangé en abondance, il détruit les bonnes humeurs de l'homme et en suscite de mauvaises.
Néanmoins, un peu de poivre sur du pain peut redonner de l'appétit à l'homme malade et soigner la rate.

Le Sel : très mauvais pour les poumons en grande quantité. Il tombe sur les poumons qui sont humides et les assèche.
De même pour la soif : le poumon asséché cherche de l'humidité et déclenche la soif.
En résumé : à prendre en quantité modérée.

Le Galanga : une épice aux multiples vertus. Réduite en poudre dans de l'eau, elle permet de diminuer la fièvre. Pour le cœur malade ou en cas de malaise : en mâcher.
En cas de mauvaise haleine : galanga, fenouil et noix de muscade réduites en poudre à prendre chaque matin à jeun sur du pain.
Douleurs dans le dos : galanga réduite en poudre dans du vin que l'on fait bouillir.
Elle soignerait même la paralysie !

La moutarde : si on en mange, elle éclaircit la vue, mais elle enténèbre le cerveau et provoque dans la tête une sorte de dessèchement car elle en fait sortir l'humidité. Elle rend pénible la digestion et produit en l'homme une sorte de fumée. Elle fait du mal aux malades car ils ne sont pas capables de la supporter. Les non-malades car leurs forces leur permettent de se reconstituer.

Les outils du jardinier

• La houe ;
• La bêche : l’extrémité doit toujours être ferrée de façon à protéger la lame et à la rendre plus tranchante.
Bêche vient du latin « bissa » qui signifie houe à double pointe.







• La pioche : semblable à un pic.
• La griffe à trois dents pour gratter la terre. Travail généralement réservé aux femmes.









• La serpe (vient du latin « sarpere » qui veut dire tailler)
• La serpette : plus fine et plus petite que la serpe. Ces deux dernières servent à couper des branchages.


• La scie : pour couper les branches et entrer le greffon.
• La chantepleure : arrosoir. Le terme est composé de « chanter » et « pleurer » qui évoque le son que fait l’eau en coulant.
Arrosoir vient du latin « ros » qui signifie la rosée. Arroser voulait donc dire « couvrir de rosée »
La plupart sont de simples pots en terre percés de trous que l’on remplit par immersion. Le jardinier bouche avec le pouce l’ouverture.


L’influence orientale sur la médecine médiévale

Sans nul doute, les médecins arabes étaient bien plus informés que les médecins de nos contrées.
Ils ont réussi à mettre au point, bien avant nous, diverses techniques qui mettront des siècles à arriver chez nous et possédaient des connaissances médicales qui nous dépassaient.

Toutes ces connaissances arriveront chez nous par le biais des croisades (bien que ce ne soit pas l’élément le plus important) mais aussi du fait de la reconquista qui permet la prise de Tolède et de son immense bibliothèque dont les ouvrages seront alors traduits par chez nous.
De même, la ville de Tolède, pôle d’échanges commerciaux et de brassage des cultures, permit au savoir oriental de se propager par chez nous.

Quelques inventions médicales arabes :

• Les savant arabes sont les premiers à utiliser du sirop pour soigner la toux ;
• L’anesthésie ;
• La trachéotomie (inventée au XIIème siècle) ;
• L’emploi du plâtre ;
• Les aiguilles creuses et les cautères ;
• Les médecins arabes ont été les premiers à se rendre compte de la contagion de certaines maladies.
De ce fait, ils furent les premiers à créer des hôpitaux divisés en secteurs de façon à éviter la propagation des épidémies.
De même, ces hôpitaux étaient basés sur les soins aux patients et ni la religion ni le sexe du personnel soignant n’entraient en ligne de compte. Seul le bien de la personne importait.

Quelques grands noms :

• Abulcasis : considéré comme le père de la chirurgie moderne. Il a inventé de nombreux instruments médicaux et réalisé une encyclopédie médicale en 30 volumes.
• Razi : a été le premier à remettre en question les théories de Galien sur les humeurs. Il a imposé, lors du diagnostic, l’analyse des urines.
Pour construire son hôpital, il a accroché, dans sa ville, des morceaux de viande à divers endroits et a choisi comme lieu de construction l’endroit où celle-ci pourrissait le moins vite.
• Avicenne : on lui doit la palpation du poignet pour connaitre le pouls du malade. Il s’agissait, pour lui, de l’endroit idéal car facilement accessible et qui n’exigeait pas d’exposer son corps, ce qui aurait pu être une gêne pour le patient.

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